À l'époque de mon premier voyage au Japon, je ne tenais pas de blog et ai constaté avec regrets que je n'ai pas autant gardé de souvenirs que je l'espérais. Donc pour la postérité, voici le récit de mon premier voyage.Je m'excuse d'avance pour la qualité des photos.
Pour re-situer, je suis partie avec ma maman en voyage organisé par son travail. Nous étions une trentaine de personnes.
À peine débarquées de l'avion à 6h50, nous nous précipitons à la recherche d'une cabine téléphonique pour rassurer la famille (dur dur de comprendre comment ça fonctionne). Du coup tout le monde nous attend pour partir à la conquête de Tokyo avec Naoko, notre guide japonaise mais bilingue en français.
Embarquement dans le bus. Nous sommes au premier rang et profitons de la vue sur les premiers cerisiers en fleurs, qui me mettent en joie, et nos premières rizières. Étonnement : ici les forêts sont des forêts de bambous. Nous roulons vers Tokyo et soudain la ville se dessine à l'horizon. Nous traversons la baie via le Rainbow Bridge et nous voilà arrivées en ville.
Mes premières impression : "c'est moche toutes ces autoroutes qui se croisent", "qu'est ce que les trottoirs sont propres !", "c'est dingue la hauteur des tours !!".
Le premier arrêt est à la mairie de Tokyo (東京都庁舎) où nous grimpons jusqu'au sommet afin de profiter de la vue. Il fait beau et le Mt Fuji est bien visible. Quelle chance (je ne le reverrais pas avant 2010) !
Retour dans le bus et direction le
Meiji-jingu (明治神宮). Il fait encore frais en ce début d'avril. Notre guide nous explique comment se purifier à l'entrée du temple. En visitant nous tombons sur un mariage traditionnel. Nous essayons d'êtres discrètes en prenant des photos ce qui ne sera pas le cas d'autres personnes du groupe qui leur ont tourné autour. En dehors du mariage et du froid, je n'ai pas d'autres souvenirs.
Nous nous arrêtons déjeuner dans un hôtel où une salle a été privatisée pour nous. Le repas est un buffet et ça sera l'occasion d'utiliser mes premiers mots de japonais : "Arigato gozaimasu" (merci) au serveur qui me tend mon assiette et qui me corrige gentiment : "Arigato gozaimashita" (merci du service rendu).
Nous filons ensuite au parc du Palais impérial en passant devant un bâtiment gouvernemental : la Diète. La rue devant est interdite aux voitures et nous traversons au petit bonhomme rouge. Mais un gendarme nous a sifflé et nous a prié d'attendre le vert. Je n'ai jamais compris pourquoi car la rue était piétonne !
Nous faisons le tour du parc mais les effets du décalage horaire se font vite ressentir. Je me souviens avoir regardé ma montre et vu qu'il était 15h seulement.
En route pour l'hôtel, le
Sunshine City Prince Hotel à Ikebukuro. Notre chambre est au 33ème étage, ça nous paraît incroyable ! Nous avons une vue magnifique sur le quartier dont un immeuble en construction et une auto-école perchée sur un toit. Nous nous extasions sur le service à thé et sur la propreté de la salle de bains. Petite sieste et nous descendons dîner de quelques sushis dans un resto de l'hôtel. Je n'ai pas faim du tout, notre guide s'installe à notre table et nous discutons.
De retour dans la chambre il fait déjà nuit ! Et il n'est que 20h. Trop fatiguées pour sortir, nous allons nous coucher.
Premier petit déjeuner Tokyoïte au buffet de l'hôtel où l'on trouve toutes sortes de choses dont des ... frites ! Les américains mangent des frites le matin apparemment vu leurs assiettes.On se contentera de croissant, d'un jus de fruit et d'une boisson chaude.
Aujourd'hui nous allons passer la journée à Nikko. Après quelques heures de route, nous savons que nous sommes presque arrivés puisque nous passons près du 神橋 (Shinkyo bridge
).
La première visite est le Tosho-gu (東照宮), sanctuaire shinto dédié à Tokugawa Ieyasu, le fondateur du shôgunat Tokugawa. Mais d'abord, nous passons à proximité du temple Rinno-ji (輪王寺) et du jardin Shoyo-en (逍遥園) que nous verrons de loin.
Nous marchons vers le sanctuaire en marquant une petite pause à une échoppe de dangos. J'ai le souvenir que le chemin était bondé, qu'il pleuvait pas mal mais que les bâtiments étaient d'une splendeur inouïe.
Après une bonne montée, nous arrivons au clou de la visite, la tombe de Tokugawa Ieyasu.
Nous allons déjeuner dans un restaurant occidentalisé dont je n'ai aucun souvenirs si ce n'est le dessert : glace au melon car j'ai demandé avec mon japonais débutant : これは何ですか? (kore wa nan desu ka ? = Qu'est-ce que c'est ?). Balade digestive autour du lac.
Nous allons ensuite à notre dernière visite : les chutes Kegon (華厳滝, Kegon no Taki). Malheureusement il y a trop de brouillard et nous ne pouvons les distinguer. En revenant au car nous avons été amusée de voir les singes piquer les sacs de souvenirs pour dévorer leur contenu.
La particularité de la colline où se trouve ces chutes est la route. En effet, chaque virage a été nommé par une syllabe (hiragana). C'est amusant et instructif pour les enfants qui les apprennent.
Premier Pockys (mikado japonais) achetés dans une station service. J'ai été étonnée de voir tous les produits à base de fraise qu'il y avait (je déteste les fraises).
Dîner dans un restaurant occidental au sommet de la tour Sunshine. Je suis ultra déçue de voir que nous allons manger français. De plus le temps étant maussade, nous ne distinguons rien de la magnifique vue que nous promettait ce dîner en altitude.
Avec le recul, je me rends compte que nous n'avons pas vu grand chose de Nikko et que j'en ai très peu de souvenirs. J'y suis pourtant retournée l'année suivante mais à part les chutes Kegon (que j'ai pu voir cette fois), je n'ai quasiment aucun souvenir du Tosho-gu. J'aimerais y retourner encore une fois.
Journée libre.
Au programme, le quartier de Shibuya et le parc d'Ueno.
Comme tous les bons jeunes amateurs du Japon mais qui n'y connaissent presque rien, je considérais Shibuya et la tour 1O9 comme le MUST à voir (dire que je n'aime guère ce quartier maintenant !).
Nous ramons un peu pour acheter un ticket mais un employé nous vient rapidement en aide. Nous voici dans la Yamanote où nous nous émerveillons des écrans et des annonces intra et extra-train (il en faut peu !). À Shibuya nous visitons donc la 1O9, tour remplie de boutiques branchées. Mouais, pas très intéressant et c'est bien trop bruyant mais je suis contente d'y avoir été.
Direction le Hello!Project shop où j'achète 2 photos (Yossie et Risako pour les connaisseurs) et demande avec mon faible japonais si ils ont des posters. Il a fallu 15 minutes pour me faire comprendre, ne sachant pas utiliser la forme "vouloir" x). Finalement ils n'en vendent pas.
En sortant, détour par le Tower Record où je me ruine en CD. Je me souviens ne pas comprendre la façon dont les CD étaient rangés (mince ce n'est pas par ordre alphabétique ! Et les indies sont dans un autre rayon !). Impression générale : Les alentours de la gare de Shibuya sont bien trop bruyants et bondés pour moi.
Nous retournons près de l'hôtel pour déjeuner de sobas froides dans un restaurant du centre commercial d'à côté. Une grande expérience culinaire pour ma maman qui a, disons-le franchement, détesté. Nous sommes impressionnées par le bruit que font les japonais en mangeant leurs pâtes et quand on essaye de faire pareil... on s'en met partout. Les serveuses s'extasient littéralement sur mon maniement des baguettes et entament une conversation dont je ne saisis que des bribes.
En sortant il pleut de plus en plus fort et ça compromet notre sortie à Ueno. A la place nous visitons le quartier en attendant le soir car nous allons dîner avec le groupe et la guide chez Momo Paradise, un restaurant de しゃぶしゃぶ (shabu-shabu), sorte de fondue bourguignonne japonaise à volonté.