mardi 31 juillet 2012

Retour au Japon : Owakudani (Novembre 2010)

Comme vous avez certainement pu le constater au cours des mois et de mes différents articles, j'ai une vraie passion pour les volcans. En novembre 2010, je suis allé passer une journée à Hakone (箱根), dans la préfecture de Kanagawa.
Après avoir vu qu'il faisait un temps superbe, nous décidons de prendre le train en milieu de matinée. Grosse erreur ! Nous avons manqué de temps et n'avons pu faire qu' Owakudani (大湧谷). Voulant absolument aller au musée d'art moderne, Hakone Open Ait Museum, c'est une déception. Bon au moins nous n'avions pas prévu de faire le circuit habituel avec bateau etc..

Donc, après toute une série de trajets en trains, plus ou moins sympas et plus ou moins longs, depuis Saitama nous arrivons en gare de Sounzan où nous embarquons dans un téléphérique pour rejoindre "la vallée des enfers". De là haut le paysage est magnifique. Les montagnes sont encore vertes avec quelques touches de rouge orangé. Les couleurs d'automne commencent à pointer leur nez.

Nous étions en train d'admirer le paysage quand une odeur d’œuf pourri nous titille les narines. Un petit coup d'oeil en bas et nous découvrons les premières carrières de soufre. La terre est jaune et le sol fumant, c'est bien l'enfer !.


Dés la sortie de la gare de Owakudani, on aperçoit le Mt Fuji dont le sommet n'est que très légèrement enneigé.  Je préfère détourner les yeux pour mieux le découvrir un peu plus loin dans la balade.
De la gare, le site ressemble à un gigantesque chantier fumant. Après avoir passé les boutiques de souvenir, nous nous aventurons sur le chemin qui serpente entre les mini lacs d'eau bouillante, les pierres fumantes et les ruisseaux brûlants ce qui donne une étrange impression à mi-chemin entre un volcan, un paysage lunaire et une usine.


Nous n'avons pas vraiment le temps d'en profiter, il y a pas mal de monde et nous devons avancer. Néanmoins, il y a de petites plateformes assez souvent pour se reposer et prendre des photos.


Un peu avant le "sommet", j'abandonne ma maman sur un banc et continue vers l'observatoire le plus haut d'Owakudani. Le chemin est très enfumé et difficilement respirable mais le résultat en vaudra la peine... le Mt Fuji se découvre, majestueux, en face de moi. Dire qu'il m'aura fallu 5 voyages pour le voir ! Je compte bien en profiter et reste de longues minutes à l'admirer.

Nous sommes en milieu d'après-midi, la lumière commence à décliner, la montagne se pare de tons bleutés. Le ciel est bleu avec de petits nuages et le temps légèrement frais. Si il n'y avait pas cette odeur de soufre si tenace à cause du vent ça aurait été la journée parfaite.

À propos de soufre, un peu comme au Mt Aso, il y a des panneaux disposés un peu partout sur le site pour nous prévenir des dangers des gaz. Faites attention à vous !



Le site commence à ressembler aux Champs-Élysées un 1er janvier, il est temps de redescendre.
Avant de reprendre le téléphérique, nous achetons des œufs noirs (黒タマゴ, kuro tamago), spécialité de Hakone. Ils ont, paraît-il, le pouvoir d'allonger la vie de 7 ans.

Ces œufs, cuits dans les sources d’eau chaudes pendant une heure prennent leur belle couleur noire à la cuisson grâce au soufre. Délicieux car cuits mollets, ils sont vendus avec un petit gobelet et une cuillère en plastique pour la modique somme de 100Y.

Nous redescendons doucement en fin d'après-midi sur Tokyo où nous prenons un bon goûter, bien au chaud chez Vie de France.


Un temps frisquet, de belles couleurs, des plats délicieux, l'automne est vraiment la plus agréable des saisons.

mardi 24 juillet 2012

Okonomiyaki !

Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un plat populaire japonais, l'okonomiyaki.
Quoi vous ne connaissez pas ?  C'est pas grave, je vous explique :

お好み焼き (okonomiyaki) veut dire "ce que vous aimez"(okonomi) et "cuit" (yaki). Certains disent que c'est une crèpe, pancake ou pizza japonaise. Personnellement je trouve que ça se ressemble à rien de tout ça. C'est une préparation à base de farine, eau, oeuf et légumes (choux chinois ...). Ensuite c'est à vous de choisir les ingrédients que vous voulez avoir dedans (okonomi !). Le mélange que je préfère se compose de mochi, fromage, kimchi et porc. Je vous le conseille c'est trop bon ^^
Une fois cuite, l'okonomiyaki est recouverte d'une sauce épaisse et brune (オタフク, otafuku), de mayonnaise, de flocons de bonite séchés (qui "dansent" sur le plat) et d'herbes.
Il en existe deux types : Ôsaka (que je vais vous présenter) et Hiroshima, cuite par couches et dans lequel on place des sobas.


Ceux qui habitent en Île de France connaissent sûrement Aki, le célèbre restaurant de la rue Sainte-Anne chez qui ont peut manger ce délicieux plat typiquement japonais (enfin bon chez Aki elles sont faites à l'avance, c'est moyen).
Mais tout le plaisir de manger une bonne okonomiyaki est de faire comme dans les restaurants au Japon : la cuisiner soi-même! "Comment ? C'est possible ça?" Oui oui et c'est super ludique. Voici un petit guide pour les non-initiés (et un rappel douloureux (ça me manque!) pour ceux qui connaissent ^^)!

Chez un okonomiyaki-ya, la table se présente comme ceci : une grande plaque chauffante, des spatules et les topings dans leurs petites boîtes sur le côté.



Une fois choisi votre recette (ici porc / fromage), on vous apporte un grand bol dans lequel sont disposés tous les éléments. À vous de mélanger le tout jusqu'à obtenir une mixture parfaite.
On touille, on touille, on touille et enfin c'est prêt.
Déposez le tout sur la plaque en créant une forme de grand pancake ou pourquoi pas en forme de coeur, d'étoile, etc... pour un peu plus de fun (ça va choquer les puristes mais ce n'est pas grave ^^). Couvrir et laissez cuire 4 minutes de chaque côté (avec le petit sablier c'est plus facile).




Une fois cuite, recouvrez-là de vos topings préférés, coupez-la avec vos spatules et... いただきます! (itadakimasu, "bon appétit").



Vous êtes un peu perdu ? Pas de panique, le staff du restaurant se fera un plaisir de vous montrer la bonne technique ou alors vous pouvez utiliser la notice mise à disposition



Plus rigolo que le yakiniku, c'est un type de restaurant idéal pour une soirée ou un déjeuner entre amis.
Le plus sympa est d'en commander plein et de partager avec tout le monde. Une fois essayé, vous ne pourrez plus vous en passer et trouverez les okonomiyaki d'Aki bien fades et tristounettes.

Vous voulez essayer chez-vous ? Pas de problème, retrouvez toute la liste des ingrédients (tout est trouvable facilement) et une super vidéo toute marrante sur le blog d'Amélie, À vos baguettes !

Une prochaine fois, je vous parlerais d'une variante qu'on trouve dans ces restaurants, spécialité de Tokyo, le monjayaki (もんじゃ焼き) ou monja pour les intimes. C'est beaucoup moins connu mais tout autant (plus ?) délicieux (je préfère ^^). Miam miam !

 Crédit  
 (ne vous fiez pas à l'apparence, c'est super bon, 美味しい!)

jeudi 12 juillet 2012

Miyoshi, une cantine japonaise à connaître

Récemment, j'ai commencé à en avoir assez de la rue Ste Anne, ses restos pas toujours bons, servant toujours les mêmes plats et bondés si on arrive pas à 11h30. Je cherchais un nouveau restaurant et mes gentils followers m'ont conseillé Miyoshi, dans le 1er arrondissement de Paris.


 Miyoshi (みよし)
11, rue Danielle Casanova
75 001 Paris 
 01 42 86 80 80
 Métro : Pyramides (lignes 7 & 14)





Sur le côté gauche de l'avenue de l'Opéra (quand on a l'Opéra en face), on est déjà hors du quartier japonais. Miyoshi est une petite boutique dont la façade est en bois. C'est sombre, est-ce bien ouvert ?
Oui oui, c'est ouvert. Nous entrons. Nous sommes les premiers clients et la patronne nous installe à une table de deux. La déco n'est pas très engageante : murs beiges, tables de resto chinois, tableaux anciens... mais ce n'est pas le plus important. On nous apporte le menu...

Ici, pas de sushis, ramens ou yakisoba mais des plats familiaux comme des plats panés (poulet, crevette...) thon avec nattô (納豆), saumon grillé, bœuf sauté au ponzu  ou encore la spécialité : un hamburger à la japonaise, sauce Miyoshi. Le soir on peut déguster un shabu shabu (しゃぶしゃぶ) ou un sukiyaki (すき焼き), sortes de fondue à la japonaise. Tous les plats sont accompagnés de légumes marinés, salade, riz, soupe miso (みそ汁) et tsukemono (漬け物, pickles).
Si toutefois vous hésitez entre plusieurs plats, pas de problème ! Prenez le bentô qui vous offrira un joli assortiment de mets.
Au niveau des desserts, vous retrouverez du daifuku mochi ou des glaces maison aux parfums très japonais : maccha (抹茶, thé vert) , azuki (小豆, haricots rouges).

J'ai pris le chiken katsu (チキンカツ, poulet pané.).

 
On nous a d'abord apporté des légumes marinés et de la salade de choux chinois, maïs et tomate (rien à voir avec ce qu'on peut vous servir dans les faux restaurants japonais). La sauce à base de sésame (goma) était exceptionnelle. J'en ai encore les papilles qui frétillent.

Le poulet, joliment présenté, était tendre et juteux. La panure était saku saku (さくさく, croustillante) et bien dorée. Il se mariait très bien avec la sauce épaisse et brune katsu. La soupe miso était bien parfumée et très bonne. Bref un véritable régal et l'impression de se retrouver transportée au Japon (malgré la clientèle française :)).



J'ai aussi goûté un peu de l'hamburger Miyoshi qui était très tendre avec une bonne sauce maison.

Et l’addition fût très raisonnable:  23€ en tout pour deux. Tous les plats sont entre 11 et 15€ pour un menu de midi. C'est un très bon rapport qualité/prix puisqu'on ressort le ventre bien plein.

En conclusion, malgré une déco absente, j'ai beaucoup apprécié Miyoshi et vous le recommande chaudement.




Pour terminer la journée, quelques courses chez Kioko : panko (chapelure), nattô, daifuku mochi, choux chinois et vinaigre de riz et riz. De bons makis au nattô dans quelques jours.

dimanche 8 juillet 2012

Ces petites choses qui me rendent heureuse


Les moulins à vent (風車, kaza guruma).


 Compter les oiseaux dans les rizières depuis le train.


 Partir à la chasse aux kit-kats.


 Écouter un morceau de mon groupe préféré : Morning Musume (モーニング娘。)

Les futons moelleux (ふわふわ, fuwa fuwa).


Les peluches délirantes dans les magasins.

La vue depuis les derniers étages des grattes-ciels.



 Déguster un taiyaki (たい焼き) tout chaud.

A propos de taiyaki, vous le dégustez en commençant par la tête (頭, atama)
ou par la queue (しっぽ, shippo) ?


À suivre...

Merci à Sarah pour ses photos ^^